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3.12 Agressions physiques graves : saisie à la gorge, dégagement latéral

3.12 Agressions physiques graves : saisie à la gorge, dégagement latéral

Dans le contexte des agressions physiques graves,  notre vie est en danger. Nous sommes ici dans la partie rouge du tableau de la problématique de l’emploi de la force. Il faut agir rapidement, sans demi-mesure, pour se dégager de façon sécuritaire de l’agression. Les diversions sont les éléments majeurs qui permettent de commencer l’exécution des dégagements et des contrôles articulaires.

Lorsqu’on se fait saisir à la gorge et déséquilibrer vers l’arrière, il faut reprendre notre équilibre afin d’établir notre défense. Au moment de l’impact contre le mur, rentrer la tête entre les épaules en amenant le menton sur le sternum et placer ses mains vers l’arrière. Les diversions sont primordiales et permettent d’arrêter momentanément l’agresseur. La prise de décision rapide dans l’action permet d’appliquer le contrôle articulaire  (voir la  séquence 1.09 Clé d’épaule arrière). Au moment de tirer le coude de l’agresseur vers soi, dans la ligne de ses épaules, il faut se déplacer en pas chassés vers l’arrière afin de le déséquilibrer pour l’amener au sol, sur le ventre.

Pendant ce déroulement, il faut répéter le nom de l’endroit où doit se diriger l’agresseur : « au sol, au sol, au sol » ou « sur le ventre, sur le ventre, sur le ventre ».

Étant donné la sévérité de cette agression, on dispose au maximum de 5 à 8 secondes pour réagir. Après quoi, les conséquences de l’étranglement  peuvent aller de l’évanouissement au blocage respiratoire.  

Énumérer les consignes verbales préparatoires à la mise de menottes (voir la séquence 3.1).